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Les cotations (2° partie)

  • Écrit par Géraldine Ménard
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Cotations en escalade<br />© C2CDans la première partie de cet article, je vous faisais part des difficultés à appréhender les cotations en escalade. Pour tenter d'y voir plus clair, je suis allée voir Jérôme De Boeck, formateur des ouvreurs nationaux et l’un des 4 ouvreurs internationaux IFSC (International Federation of sporting Climbing) en Belgique à l’heure où nous écrivons cet article (youhou!).

 

 

Comment cote-t-on ?

Les cotations se font selon des critères communément admis mais qui ne sont pas officiellement fixés. Il existe plusieurs méthodes empiriques pour coter une voie. Il peut s'agir du nombre d’essais qu'il aura fallu pour enchaîner la voie ou de la comparer à d’autres voies déjà cotées. Il est aussi utile de discuter avec les grimpeurs qui ont testé la voie.

Quelque soit la cotation donnée à l'origine, celle-ci peut évoluer par la suite en fonction du ressenti des grimpeurs. De plus, les prises de pied ou de mains apparaissent souvent après les premières ascensions. La première cotation annoncée, l'ouvreur ne saurait prédire si la voie deviendra plus facile ou pas.

 

Sur-coté ou sous-côté, pourquoi est-il si difficile de coter ?

La cotation repose sur les efforts fournis pour enchaîner la voie. Mais aussi sur l'ego du grimpeur !

De plus, l'escalade a évolué. Aujourd'hui, les grimpeurs travaillent davantage la partie physique en plus de la technique. C'est pourquoi les voies verticales paraîtront de plus en plus difficiles avec l'entraînement alors que les voies déversantes paraîtront plus faciles ! D'où les nombreuses décotations de voies déversantes ces dernières années entre autre car les grimpeurs ont de plus en plus de résistance dans les gros dévers.

 

Que font les ouvreurs en cas de doute ?

Encore une fois, il faut discuter avec les grimpeurs mais aussi savoir se mettre à la place d’un grimpeur avec un autre style. On n’ouvre pas pour soi !

 

Voie ou bloc, salle ou falaise, même façon de coter ?

Voie/bloc: même échelle à la base, mais évolution différente: 8a en voie = 7b en bloc

Salle: pas de recherche des prises, mais limité en choix.

Falaise: il faut prendre les prises qu’on trouve donc la cotation s'impose un peu toute seule.

 

Y a t-il un système de cotation international, européen ?

Nope ! Mais il existe un tableau des équivalences qui est une sorte d'échelle de cotations selon les zones géographique.

 

Quel est le niveau le plus haut à ce jour ?

En falaise, le grimpeur Adam Ondra a déjà réalisé plusieurs voies extrêmes telles que "Change" ou "Move" dont le niveau tourne autour du 9b/+ !

En bloc, il existe dans le monde quelques 8c+ qui furent réalisés par une poignée de grimpeurs seulement.

 

Le site 8a.nu, c’est quoi ?

Il s'agit d'un site qui centralise les infos sur le haut niveau international (performances remarquables). En gros, c'est une sorte de base de données des voies et blocs existants.

 

Le sujet vous intéresse ?

 

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